27. mars, 2020

Nous avons tous reçu un mail confirmant la prise en charge de nos salaires par le chômage partiel.

Le Président de la République a signifié que chaque salarié ne perdrait pas 1€... Or, il apparaît que nos prochains salaires correspondrait à 84% de nos salaires (déjà très précaires !) net. Il ajouta en petit astérix que l'employeur pourrait (si il le voudrait), compléter le reste à charge, les 16% restants. Encore du blabla apparemment !!!

Nous sommes en attente de réponses des conseils généraux pour savoir quel pourcentage vont être versé à VORTEX et si cela est suffisant pour régler la difference... Nous attendons la réponse de l'administrateur judiciaire.

Tenez nous informé de vos payes dès que vous l'aurez ! C'est important pour quantifier les dégâts et demander le complément.

A très vite !

L'équipe CoDIESE

 

 

20. mars, 2020

Visiblement, le Ministère de la Justice n'a pas donné droit au greffe de rendre quelque décision que se soit, les tribunaux sont au point mort.

Tant que que le greffe ne peut pas rendre la décision, nous n'aurons pas accès à la décision du juge même s'il l'a prise. Nous n'aurons aucune décision tant que le confinement sera en vigeur.

Quoi qu'il en soit, pas de soucis pour les salaires, ils seront versés en temps et en heure, le chômage partiel sera remboursé sous 10 jours par engagement.

En bruit de couloir, nous avons appris qu'un retournement de situation serait possible et que l'ancien repreneur historique serait prêt à revoir son offre avant la décision officielle du juge... Une série à la "feu de l'amour" qui n'en fini jamais ! Quelle angoisse !!!

A suivre...

 

12. mars, 2020

Suite à l'audience d'aujourd'hui, le procureur a décidé de juger irrecevable l'offre de reprise totale. La société va donc être placée en liquidation aux alentours du 20 Mars. Il valide néanmoins l'offre de reprise partielle (ex-agence de Nancy, 107 salariés).

Tout le personnel sédentaire sera licencié. Les 1 100 autres conducteurs sur tout le territoire seront transférés dans les 50 prochains jours. Notre administrateur avait anticipé cette éventualité et averti les conseils départementaux qui vont devoir lancer des appels d'offre dans les prochains jours. Les conducteurs iront chez les concurrents. Ce sera donc une liquidation avec poursuite d'activité jusqu'à la reprise de nos contrats par les concurrents.

N'hésitez pas à nous envoyer vos retours, vos questions via la rubrique "CONTACT" ou par téléphone. Dès que vous saurez qui vous reprend, envoyez nous l'information. On se retrouvera sûrement dans la même entreprise pour beaucoup d'entre-nous.

L'audience était très tendue et M. SALA s'en est pris à notre "potentiel" repreneur. Ils ont dû quitter la salle. Le procureur a eu le sentiment de s'être fait balader depuis 6 mois... Tout comme nous ! Il aurait déclaré :"S'il y a des responsables, j'irais les chercher !".

Ca tombe bien, nous avions mandaté un expert comptable début Décembre afin de connaître les raisons d'un tel fiasco depuis 2015 où l'entreprise réalisait encore d'énormes bénéfices. Les rapports sont tristement scandaleux !!! Espérons que le procureur saura vraiment allé chercher les responsables ! Pour notre honneur nous, salariés isolés.

 

29. févr., 2020
Malgré le travail acharné et apprécié fourni par notre collectif pour permettre une offre de reprise (ce qu'on a réussi à obtenir), les gué-guerres internes et historiques au sein de notre Instance Représentative du Personnel ont refait surface. 
 
A la demande d'une majorité des membres du CSE, la révocation du secrétaire, du trésorier ainsi que du représentant des salariés ont été votées sans aucunes justifications. Ainsi, le nouveau bureau se compose des mêmes personnes qui étaient en place depuis 2015... Sans prendre en compte l'intérêt des salariés et de l'importance du travail à venir. A l'époque, l'Inspecteur du Travail avait dit en 2018 à l'ancien DRH après avoir constaté des manquements:
"On a les IRP qu'on mérite !"
 
Esperons que cela ne (re)mette pas en péril notre situation déjà bien complexe et n’entache pas le travail réalisé en passant nos jours, nos nuits à éplucher les documents, rédiger des propositions, défendre l'intérêt commun...
 
Nous espérons enfin qu'ils sauront se mettre au travail et qu'ils mettrons l'argent du CSE au service de l'intérêt collectif cette fois et non aux petits avantages individuels.